Répartis dans 5 espaces, 19 artistes bénéficient d’un espace de travail partagé auquel ils peuvent accéder de manière illimitée. Chacun y développe sa pratique en fonction de ses besoins et peut nourrir son travail grâce à des échanges avec ses voisins d’ateliers.

En chiffres, 19 artistes-résidents dont :

4 artistes du graphisme et de l’édition
2 artistes sculpteurs
1 designer
1 créatrice-restauratrice en marquetterie
4 plasticiens
1 artiste du film d’animation
1 modéliste
1 collectif d’urbanistes qui agit entre les acteurs de la ville

Un coup d’oeil sur la pratique de certains d’entre eux :

Fanette Baresch – Site Internet Page Facebook

Fanette Baresch est artiste plasticienne. Elle réalise des séries de sculptures avec différents matériaux (cire, textile, céramique, etc.), ainsi que des dessins et des collages. Son travail évolue autour de l’élaboration de processus de transformation plus ou moins aléatoires. L’ artiste joue avec la nature ambivalente des matières afin de troubler nos perceptions pour faire appel aux sensations. Elle interroge notre rapport sensible aux paysages, à la nature et au vivant. A travers différentes métaphores, les temporalités se rencontrent, faisant basculer la réalité vers l’imaginaire pour faire advenir des possibles. Diplômée de la Haute École des Arts du Rhin en 2015 et du Centre de Formation des Plasticiens Intervenants en 2018 à Strasbourg, l’artiste intervient aussi auprès de différents publics ( écoles, lycées, associations, etc ). La question de l’engagement à travers le partage des sensibilités lui semble fondamental pour retisser du commun.

Florence Boudet – Site InternetPage FacebookInstagram

« Designer spécialisée en lettrage et typographie, je suis fascinée depuis l’enfance par l’écriture, la poésie et la beauté du langage sous toutes ses formes. Depuis dix ans, je collabore avec des éditeurs, des créateurs ou des agences pour la conception de maquettes, d’identités graphiques et de lettrages sur mesure. Je développe dans mon atelier des expérimentations plastiques autour du dessin de lettres et des techniques d’impressions. Passionnée d’histoire naturelle, je voue un culte tout particulier au petit monde des insectes. »

Claire Colin – Site InternetPage Facebook

Issue d’une double formation à l’ESAA Dupérré en Stylisme de Mode et ArtTextile et Impression, Claire Colin travaille comme designer freelance entre Paris et Nantes depuis une dizaine année. Artiste en perpétuelle recherche, elle cultive un univers singulier, mêlé de contraste et de délicatesse, où se confrontent lignes graphiques et élégance florale, impressions tachistes et découpages ciselés, tressages sophistiqués et harmonies subtiles. Depuis ses débuts, elle partage son temps entre travaux de commande et créations personnelles.

Collectif Fil – Site Internet

Le Collectif Fil est une association nantaise fondée il y a cinq ans. De Brest au Sénégal, en passant par la métropole ligérienne, Fil se positionne entre les acteurs de la fabrique de la ville afin d’y insuffler une dimension critique et participative. Composé d’architectes, d’ingénieurs, de chercheurs, de géographes, de menuisiers…, ses travaux portent sur l’élaboration de processus innovants de production des milieux habités. Fil souhaite participer à la transformation des milieux de vie, de manière itérative, partagée, et frugale. Attaché au retour du terrain comme matière d’analyse et de conception, Fil met en place des processus de recherche/action pour tester ses hypothèses et outils théoriques «en situation». 

 Charlène Guyon-Mathé – Site Internet

Artiste pluridisciplinaire, Charlène Guyon-Mathé est diplômée des Beaux-Arts d’Angers en 2016. Au sein de sa pratique, elle appréhende le rêve comme une matière première. Fuyant et par définition informe, le rêve représente pour elle des possibilités infinies. Il s’impose à elle comme un matériel à user, à façonner. Ses œuvres sont chacune le fruit d’un état d’esprit, d’impressions qui guident le processus de création. Elle réutilise les langages du loisir créatif (couleurs vives, assemblage, matériaux simples…) afin de retranscrire de manière abordable ce qui est, avant tout, de l’ordre d’un sentiment primaire.

Sarah Lapin

Designer ou plasticienne et bien décidée à rester dans cet interstice, Sarah Lapin s’attache à créer des atmosphères louches à partir de nos objets quotidiens. Il s’agit de montrer les grandes choses au même plan que les petites, en s’attardant sur ce qui nous échappe. On s’attarde beaucoup, donc. À travers des modes d’expressions empruntées à tous types de métiers, de hobbies, d’artisanats, elle tente de raconter notre monde, et de le comprendre, un peu. Mobilier, costumes, objets quotidiens, dessins, safari photos, sont au laboratoire de Sarah Lapin.

Marielle Loussot – Site internet – Instagram

« Graphiste alliant illustration, design graphique et design digital, je travaille depuis près de quinze ans sur des projets de créations graphiques web et print. La linogravure est devenue ma technique de prédilection. J’aime mélanger des couleurs acidulées et des formes naïves pour créer des motifs, des paysages et des scénettes illustrées. Je m’inspire de mes voyages, du quotidien et m’attache à révéler la matière et la couleur. Si l’encre bave c’est encore mieux ! » 

Gaëlle Messager – Blog artistique

« Dans mon travail, j’utilise la transparence que me permet l’aquarelle. Je laisse apparaitre les couches, les strates de ma peinture (et de mes idées). Je peux associer des éléments, qui assemblés, posent question, étonnent, effraient et interrogent les apparences.

Le masque est implicite. Sa définition est le point de départ de ma recherche théorique et plastique. Il est le médiateur entre deux mondes : celui-ci et le surnaturel, la fiction et le réel. Il dissimule, trompe. Il permet la dérision et la liberté d’expression de celui qui le porte. Sous le masque, on peut devenir un autre. Il est l’objet de passage d’un état à l’autre : de l’enfant à l’adulte, du quotidien au sacré. Il permet aussi de rompre avec son entourage et soi-même. Il est effrayant car devant une personne masquée, nous sommes face à l’inconnu. »

Jeanne Minier – Site internet – Instagram

« Photographe plasticienne, ma pratique prend racine dans la photographie argentique et s’enrichit d’autres médiums tels que le son, la vidéo et l’écriture.
J’aborde les notions de mémoire, de souvenirs, de biographie et de temps.
J’axe également mes recherches et réalisations autour de la relation entre les images et le langage. J’explore diverses dimensions sensorielles liées à l’image. Qu’elle soit fixe avec la photographie, en mouvement avec la vidéo, fictive avec le son et l’écriture, l’image, son souvenir et ce qu’il en reste est au cœur de mes préoccupations.
Je suis diplômée de l’ESAD-TALM en 2018. »